Avec des lunettes génates suspendues au-dessus de la scène diffusant ceux qui ont été pris en photo avec sa perruque et ses lunettes (via envoi d'un SMS au prix de X Euro, y'a pas de petit profits...), nous avons donc patienter longuement avant de voir débarquer le Paulo, avec en fond sonore, de la bonne musique de jazz, et pas ces morceaux de la maison de disque essaye de vendre en vain.
Bref, le show à commencé à 21H15 pétante, en toute sobriété, derrière un voile et un petit discours (de remerciements) sur le fait d'être venus si nombreux.
Serein, Michel Polnareff a délivré un spectacle fort chaleureux, rappelant que ses chansons douces et acidulées ne sont pas si simples que cela. Déjà, au niveau de la partie vocale, son répertoire est assez difficile (avec ses envolées dans les aigües et ses changements de rythme), et à son âge, on peut le féliciter d'avoir garder sa voix... De plus, il a complexifié les morceaux, pour se faire plaisir avec ses musicos, et quand on a derrière Tony MacAlpine et Virgil Donati, on peut tout se permettre.
Ces noms ne veulent sans doute rien dire pour vous, mais Virgil fait partie du TOP5 des meilleurs batteurs au monde, et le vieux tony a été été le "Eddie Van Halen black" dans sa jeunesse. Pour ma part, j'en reviens toujours pas qu'il ait pu se payer d'aussi bon interprêtes.
Et j'ai pu voir le résultat sur la version du "château des Laze" qui a été monstrueuse, très progressive, même. Sans oublier le solo de batterie de Virgil et son intro tonitruante sur "Tout sur ma cheri".
Le seul bémol à tout cela, c'est que le public n'a pas bien suivi. Alors que je n'avais jamais vu Bercy autant rempli, l'ambiance a été très gentille, et ce n'est que sur le final "On ira tous au paradis" qu'on a senti que nous étions nombreux ce soir là. Faut dire, comme je l'ai dit plus haut, il est facile de retenir les airs de chevelu fou, mais il est difficile de les chanter... et donc comme tout le monde, nous les fredonnions plus que de les porter à haute-voix.
Pour conclure, ce fût une très bonne soirée, un très bon concert, où paradoxelement le grand blond, axu allures angéliques et fantomatiques, a pris sans doute plus de plaisir que nous, pour notre plus grand bonheur.