Pourtant, tout commençait mal. J'étais un peu fatigué de mon escapade de ce week-end (lire ici) et le concert débuta à une heure tardive (10H30), d'autant plus que grâce à Delanoé et sa troupe d'anti-tutures, je me suis retrouvé à 1248 m de la Loco (c'est ce qu'indiquait mon GPS) bloqué près de 45 minutes à carrefour, et pour découvrir qu'ensuite, le parking d'Anvers était complet.
Par chance, j'ai trouvé in extremis une place et j'ai pu arriver 30 secondes avant que la première partie ne commence: David R. Black (un ersatz de Placebo).
Après le changement de scène, la messe gothique revival commença donc, avec un "Headshrinker" tonitruant et un Wayne Hussey sirotant joyeusement au goulot une bouteille de rouge.
Plus enclin à jouer son dernier album (et pas forcément mes préférés), c'est une fois chaud qu'il attaqua les anciens morceaux!!! Et quels morceaux! Ah, il a fait honneur en reprenant de son premier chapitre "Naked and Savage" ou "Serpents Kiss", mais aussi un morceau comme "Severina" où je fus aux anges (c'est le prénom de Madame, pour rappel).
Alliant morceau tonique et ambiance calme, Wayne Hussey a maitrisé tout de A à Z, avec à ses côtés un Mark Thwaite en grande forme (je ne le savais pas si bon guitariste). La force de Wayne est de pouvoir apporter une aura, une force intérieure à des morceaux plutôt calme (que je trouve même chiant en CD) et, avec sa voix rauque et ses cris langoureux, il nous fait voyager au-delà de sa musique, près de son âme.
Au bout d'une heure trente commença les rappels (juste après un "Grotesque" où les musicos firent un final de feu de Dieu), et l'ambiance atteint son paroxysme avec tout d'abord un "Wasteland" fantomatique, un "Beyond The Pale" survolté, le divin et rassembleur "Tower of Strenght", et pour conclure, pour nous délivrer du mal (d'attendre son prochain retour), le fameux "Deliverance" où chacun donna de son énergie pour rendre cette soirée inoubliable.
Merci Wayne, Take care, see you soon.