Avant le concert, j'étais assez optimiste pour y aller, persuadé que j'allais revivre un très bon "revival" comme je l'avais eu quelques mois plus tôt avec Depeche Mode. Mais non, en fait, j'ai pris un coup de vieux et un bon fou rire en revoyant la tête de Nicolas (Sirkis... le chanteur et leader d'Indochine).
Toujours vétu de ses costumes maoistes et toujours avec la même coupe de cheveux! Aujourd'hui, il ressemble plus à Alain Chabat "période cure" dans "Prête-moi ta main" (à savoir un look ridicule) qu'à un jeune new-wave branché.
M'enfin, Indochine a construit ce look et c'est un peu normal qu'il soit pris dans son piège d'image de soi. Question musique, je crois qu'il aurait pu s'entourer de meilleurs musicos mais il semble plus avoir choisi des musiciens avec lequel il s'entend pour faire durer sa jeunesse... pas si éternelle. Niveau chant, il faut l'avouer, Nicolas, après toutes ces années de stupre et de filles faciles, il a perdu sa voix qu'il n'avait pas déjà il y a 20 ans.
Difficile donc d'assurer au chant, et il ne reste que les paillettes et l'aveuglement des fans... enfin, des plus jeunes! Car c'est là que j'ai vu le fossé se creuser: plus d'une heure de concert et pas un morceau des années 80!
C'était surtout un public jeune (avec pas mal de vieux un peu partout) qui chantait à tue-tête tous les morceaux d'Indochine 2000. Heureusement pour les vieux comme moi, ils ont balancé l'artillerie lourde avec un très bon "3 nuits par semaine" et l'inévitable "L'aventurier"...
Mais ce fût trop peu pour me faire passer un bon moment...