Ce « Hand Cannot Erase » est d'une grande beauté: tant dans les mélodies que dans les textes. Cet album raconte des tranches de vies où tout ne plus tourne rond, du fait de l'absence ou la perte de sa raison de vivre: l'autre.
Inspirée par le drame de Joyce Carol Vincent, londonienne de 38 ans retrouvée morte en 2006 dans son canapé, entourée de cadeaux de Noël emballés, télévision allumée, trois ans après son décès, sans que personne ne se soit jamais inquiété de sa disparition. Il en a tiré cette réflexion sur le monde d'aujourd'hui.

Que ce manque soit une mise à l'écart, un amour perdu, une âme sœur le temps d'un été ou pire encore des enfants partie trop tôt, comme cette comptine mélancolique odieusement sublime de la chanson "Routine"; les textes de Steven Wilson vous toucheront certainement, amplifiées par ces mélodies aux transitions fluides, ces quelques passages rapides, énervés mais en parfaite cohérence avec les histoires qu'il nous fait partager.
Malgré l'absence totale de soutien des grands médias, Steven Wilson s'impose comme l'un des artistes les plus accomplis du rock moderne, et on peut remercier Radiohead d'avoir capter toute la lumière et laisser Steven Wilson faire la musique qu'il aime, la musique que j'aime.

la track-list: First Regret – 2:01

  1. 3 Years Older – 10:18
  2. Hand Cannot Erase – 4:13
  3. Perfect Life – 4:43
  4. Routine – 8:58
  5. Home Invasion – 6:24
  6. Regret #9 – 5:00
  7. Transience – 2:43
  8. Ancestral – 13:30
  9. Happy Returns – 6:00
  10. Ascendant Here On... – 1:54

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En écoute: Luminol