A la fin du "Cercle", Martin Servaz tombait en dépression suite à l'enlèvement de sa belle Marianne par son ennemi intime, l'effroyable serial-killer Julian Hirtmann, nous le retrouvons donc en convalescence dans un institut spécialisé, et pas près de reprendre du service.
Le premier tiers du livre se concentre donc sur Christine Steinmeyer et sa descente aux enfers. Et quelle descente aux enfers: Bernard Minier se fait un malin plaisir de la détruire psychologiquement et physiquement. C'est une machination redoutable qu'il construit, avec cela est vraie, un homme de main particulièrement efficace.
Quoiqu'il en soit, cette machination est purement machiavélique et le lecteur tente de décrypter qui se cache derrière.

La venue de Martin Servaz prend du temps et un réel suspens se crée sur sa lente remontée aux affaires et la chute vertigineuse de Christine. Arrivera-t-il à temps? La est la question et Bernard Minier s'en donne à cœur joie.
C'est surtout que l'auteur, comme à son habitude, donne une carte des possibles très larges et le chemin menant au bon coupable est semé d'embuches. Le livre traite du harcèlement et de la manipulation, et en quelques sortes, l'auteur réussi à nous manipuler vers ces fausses routes et faux coupables.
Tellement faux coupables que les victimes et coupables ne sont pas forcément celles et ceux que l'on croient. L'empathie joue beaucoup dans la découverte du criminel mais c'est une arme à double tranchant, dans laquelle notre cher commandant Servaz se laisse aller.

Les cent dernières pages se lisent d'une traite et vous surprendront par l'audace prise par l'auteur.
Ce "N'éteins pas la lumière" est résolument une réussite.

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