Chuck Palahniuk - Fight Club

Chuck Palahniuk - Fight ClubGrand fan de Chuck Palahniuk, je dois vous avouer que je n'avais jamais lu "Fight club". C'est en refaisant ma page sur l'auteur que je me suis finalement lancé à ce monument de la contre-culture.

Intrigue: Un jeune cadre dynamique d'une société d'assurance est insomniaque et las de sa vie consumériste. Son médecin lui suggère de fréquenter les cercles de thérapie de groupe en vue de relativiser son mal-être. Il y rencontre Marla Singer, une toxicomane suicidaire, qui s'empreigne du malheur des autres, et vient contre-carrer ses efforts de rétalissement.
C'est au travers de la rencontre avec Tyler Duren, personnage iconoclaste vantant les mérites de la non possession, qu'il découvre une nouvelle voie dans sa guérison. Avec lui, ils fondent un club de combat clandestin et rallient peu à peu une multitude de gens de tout horizon, de toute classe sociale. Ce « Fight Club » permet de s'extirper de son quotidien monotone et de revendiquer sa propre existence, en cessant d'être docile et en ressentant la douleur des coups sans avoir peur.
Peu à peu, Tyler Durden crée d'autres clubs à travers les États-Unis et entreprend un projet de plus grande envergure.
Ma note: ma note
Ma critique:...

Au moment de la sortie du film, je n'avais jamais entendu parlé de Chuck Palahniuk et après avoir reçu la baffe de David Fincher, je m'étais laissé à l'idée de s'attaquer à son livre... et j'ai mis 20 ans pour le faire.

Une adaptation cinématographique fidèle

Il faut dire qu'à l'époque, j'avais déjà entendu que David Fincher et de Jim Uhls avait fait un travail remarquable sur l'adaptation. Et il est vrai, le film est très fidèle et se permet de replacer quelques scènes dans une parfaite fluidité et sans trahir l’œuvre. C'est un travail conséquent qu'ils ont fait et étoffer, car le livre n'est pas si épais que cela!
Hormis une fin plus hollywoodienne et la blessure à la mâchoire du héros qui sont les 2 vrais éléments qui diffèrent, on ne peut s'empêcher de revoir les têtes d'Edward Norton, Brad Pitt, Helena Bonham Carter, de Meat Loaf et des autres quand on parcours le roman original. Le texte à lire est donc très vivant et très plaisant à lire, même en sachant la gémellité schizophrène des 2 personnages principaux.

Le tour de force autour de Tyler Durden

C'est sûr, quand on connait la véritable identité de Tyler Durden, le livre perd un peu de son intensité narratrice. Toutefois, c'est comme revoir le film, on scrute d'un œil nouveau le récit en analysant les éventuelles incohérences et autres bourdes de mettre les 2 héros parlant entre eux face à des témoins. Le livre ne tombe pas dans le piège et s'amuse des stratagèmes de l'auteur sur la construction complète de son histoire.

Le style de l'écrivain est direct et masque parfaitement la schizophrénie du héros. Chuck Palahniuk ayant suivi les cours de "Dangerous Writing" de Tom Spanbauer, il garde ce style minimaliste et direct pour décrire l'essentiel. Pas besoin de décrire l'état de délabrement avancé de la maison de Paper Street, ni de la douleur lors des combats: la crasse, le sang, les larmes et la folie sont là et on se délecte de la mise en place de ce complot anarchiste.

Une traduction un peu trop consensuel

La difficulté pour le traducteur a été de traduit certains termes, en premier lieu celui du "Fight club" traduit en "Club de la Cogne". C'est un peu étrange la première fois mais après réflexion, difficile de trouver le bon terme, sans tomber dans la reprise de l'anglicisme facile. Et puis à l'époque, c'était un un style nouveau, un premier livre et l'univers déjanté de l'auteur américain était inconnu, et nous étions loin de s'imaginer qu'il pourrait trouver de nouvelles formes de narrations, comme il l'a fait sur "Peste" ou sur "Pygmy", nécessitant là un véritable travail créatif du traducteur. Comme c'est un premier livre (en fait non, mais le premier édité pour Chuck) avec uns tyle simple et direct, ayant pour objectif de masquer le coup de poing ravageur sur la découverte de la nature même de Tyler Durden, il est normal que la toute première traduction ait eu cette nécessité de rester trop dans la conformité, un comble pour cette œuvre anti-conformiste!

Références

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