William S. Burroughs :

Son premier livre Junky marque son époque : c'est la première exploration "Live" de l'univers de la drogue, vu de l'intérieur. Plus tard drogue et homosexualité seront crûment abordés dans Le Festin nu, un livre dur, révolutionnaire et novateur dans son style (qui sera d'ailleurs le dernier livre à être condamné par la justice américaine, en 1965).
A cette époque d'ailleurs. il devient avec Allen Ginsberg et Jack Kerouac les chefs de files de la "Beat Generation", mouvement de révolte contre " l'American Way of life" des années cinquante et ses valeurs conservatrices et patriotiques.
Par la suite, William Burroughs est devenu le grand prêtre de toutes les nouvelles (sous-) cultures: le mouvement hippie, le new-age; le heavy-métal (le terme est de lui) et même le punk! Avec Brion Gysin, il invente même une nouvelle forme d'écriture, le cut-up.
Après ces années passées au Bunker (son loft à NYC), Burroughs retourne dans son Texas natal pour y cultiver de la mariejuana (sa petite plaisanterie) et vivre avec ses chats. Il meurt durant l'été 1997 (le 3 août 1997) en étant le dernier garçon sauvage de la littérature de ce millénaire.
![]() |
LE FESTIN NU |
![]() |
LES TERRES OCCIDENTALES Dernier volet d'une trilogie commencée avec Les cités de la nuit écarlate (1982) et poursuivie par Parages des voies mortes (1986). Burroughs explore les thèmes récurrents de ses cauchemars, à savoir les scolopendres, la drogue, l'homosexualité et la science-fiction. Le début du livre est difficile mais la fin est splendide. |
![]() |
QUEER Une oeuvre passablement "sage" et un peu terne, comparée aux ouvrages ultérieurs de l'auteur. Thèmes: la difficulté de renoncer à la drogue et l'homosexualité... C'est une oeuvre très conventionnelle dans son écriture |
![]() |
LES GARCONS SAUVAGES Une oeuvre délirante partant dans tous les sens. |
![]() |
INTERZONE Les manuscrits et les brouillons du Festin nu. |
![]() |
JUNKY C'est une oeuvre très conventionnelle dans son écriture. |
![]() |
LES ULTIMES PAROLES Vers la fin de sa vie William S. Burroughs, perclus d'arthrite, n'arrive plus à taper à la machine. Ses proches ont l'idée de lui offrir des livres blancs. De novembre 1996 à la fin juillet 1997, quelques jours avant sa mort, il y consigne son journal intime. Notes éparses, idées nouvelles, citations, manifestations de colère ponctuées par un humour cinglant, tout s'y mêle pour tantôt convier le lecteur à l'angoisse de l'écrivain habité par la mort, tantôt le provoquer une dernière fois, car Burroughs sait bien que c'est son dernier rendez-vous littéraire. Ultimes paroles est donc un testament. William Burroughs évoque les années vécues à Paris, à New York ou à Mexico ; il questionne une vie de came et d'écriture, convoquant Shakespeare, Conrad, TrumanCapote et Yeats, ses compagnons de la Beat, ses amis et ses amants, et bien sûr, ses chats qui lui ont appris l'amour des animaux et, confesse-t-il, l'amour tout court. Il faut y voir un ultime effort pour décrypter et guérir le monde habité par les démons de l'écrivain : le mal, la Bêtise, la conspiration internationale du mensonge, les extra-terrestres et les mille-pattes cauchemardesques qui vous rongent la moelle "Dernière pirouette de l'éternel rebelle. Ultimes paroles est le testament d'un garçon sauvage. |