The Mountain de HAKEN

HAKEN

The MountainThe Mountain (2013)

Beaucoup de fans de métal-prog les attendaient au tournant, et avec ce troisème album, signé sur le label Inside Out, beaucoup vont être ravis, et peu seront déçus, (même s'il y en aura, bien sûr!)
Pour ma part, difficile de dire: l'album est très bon, mais je trouve qu'Haken a pris le taureau par les cornes, en s'attaquant à ce défi par la face nord. Ils n'hésite pas à exploiter leurs faiblesses: la voix et évitez le m'as-tu-vu technique (que j'avais toutefois adoré sur "Visions", leur second album (voir ma critique ici).

Ce 3ème album change radicalement de style, et se retrouve plus proche de leur premier opus que du deuxième, tant dans sa sonorité que sa construction. The Mountain s'appuie en effet sur un thème récurrent: celui du mythe de Sisyphe, qui monte sa pierre pour la voir redescendre, éternellement. L'album commence par un morceau quasi "a capella", avec le timbre très particulier de Ross Jennings, chargé d'émotion et de vertiges. Et c'est là le principal pari risqué de cet album: sa voix qui se porte bien plus haut qu'avant. J'aimais sa fragilité sur les 2 albums précédents et là, on sent plus de maitrise et de confiance en soi, mais bon, on sent surtout le vent du précipice: cela va être très dur de chanter ces morceaux sur scène. C'est sa voix qui mène et qui fait rouler la boule d'Haken. Certains ne devraient pas trop aimé, mais bon, fort heureusement, il ne reste pas perché dans les hautes notes et sait redescendre, sans se briser les ailes ni se casser les pattes.

Après la douce entrée en matière de "The path", le premier sommet est atteint avec "Atlas Stone", parfait en maitrise et rappelle l'importance de l'influence des vocalises à la Kansas ou de Gentle Giant dans les compositions du sextet anglais. Elément confirmé par ce très surprenant (et jouissif) canon vocal introductif du "Cockroach King", qui rappellera également le Yes des années 80 (avec l'apport de Trevor Rabin). Avec ce morceau, on monte très haut, avec quelques breaks jazzy somptueux. La suite de l'album déroule et continue de monter en intensité, pour arriver au sommet vertigineux de "The Mountain" qui est "Falling Back to Earth", et là, putain que c'est bon. Ce morceau a tout: du peps, de l'émotion, des guitares incisives, des claviers parfaits.

Une fois ce sommet atteint, difficile de se remettre et d'apprécier le reste. "Pareidolia" semble bien pâle et trop m'as-tu-vu à mon goût (et ressemble trop à du Dream Theater). "As death embraces" et "Somebody" jouent avec l'émotion, et nous atteignons un nouveau sommet dans ce domaine, lorsque les nappes de clavier se la joue à l'emphase de la musique du film "Inception". Diego Tejeida, le clavier fou d'Haken, a lui aussi cherché la complexité, en restant très "piano" tout le long de l'album, et ses rares incartades dans d'autres sonorités sont un pur bonheur. L'album (version deluxe) se termine par 2 versions reprisés, 2 échos de l'album, ce qui ajoute 2 nouveaux joyaux!

Informations sur l'album:

  • La Track-list:
  • The Path
  • Atlas Stone
  • Cockroach King
  • In Memoriam
  • Because It's There
  • Falling Back To Earth
  • As Death Embraces
  • Pareidolia
  • Somebody
  • The path unbeaten (bonus)
  • Nobody (bonus)
  • Genre: MĂ©tal progressif
  • Site officiel: http://www.hakenmusic.com/
  • Le meilleur titre: Falling Back To Earth
  • Extrait en écoute:

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