The chair in the doorway de LIVING COLOUR

LIVING COLOUR

The chair in the doorway The chair in the doorway (2009) ma note 

Les albums de Living Colour se font rares, c'est leur cinquième album en 20 ans de carrière, alors qu'ils tournent bien plus souvent (en moyenne tous les 2/3 ans) depuis leur reformation au début des années 2000. Le précédent album "Collideoscope" date de 6 ans (2003) et je suis donc tout heureux d'avoir ce nouvel album entre les mains. La pochette est cartonnée, toute fine (sans doute pas pratique pour la vente en crèmerie) et reprend dans le livret interne les différentes illustrations gagnantes du concours qu'ils avaient lancés à leurs fans l'an passé, à savoir d'imaginer la pochette pour "The chair in the doorway", un peu comme l'avait fait Korn il y a 10 ans de cela avec "Issues".

Musicalement, l'entame de l'album est sombre, compacte et sans concession. Malgré quelques intro teintées d'électro, ce n'est plus du crossover soul-funk-métal mais bel et bien du rock, avec de bons gros riffs de guitares et des rythmes lourds. Ceux qui avaient entendu en avant-goût le single "Behind the sun" avec sa guitare ciselée et la voix soul de Corey Glover vont être surpris.
En effet, les trois premiers morceaux sont rentrent dedans et développent un son paradoxal, à la fois sale mais incontestablement très travaillé. Le refrain "Burned Bridges" rappelle la violence du morceau "Time's up" et sera sans doute une véritable tuerie sur scène. Les morceaux suivants sont de la même noirceur, avec une agressivité à fleur de peau, qui laisse deviner une âme en mal-être. Il faut attendre le morceau "Young Man" pour avoir un peu d'âme de funk et de soul, mais comme le précédent album, c'est plus le rock qui domine, avec une rythmique à contre temps, qui s'éloigne des racines blacks des musiciens de Living Colour. Je regrette que la plupart des nouveaux morceaux n'ont plus ces breaks merveilleux qu'avaient les précédents albums, où par moments, une lueur éclaboussait de sa beauté toute la noirceur du rock.
Fini le temps des mélodies mélancoliques (à part l'excellent "Method") comme ils savaient si bien faire; avec "The Chair...", c'est l'heure de la rage, les compositions sont plus compactes et cohérentes, tant dans la forme que le son.

La deuxième partie de l'album est toutefois plus crossover, avec déjà ce fameux "Behind the sun" limpide et très pop. On y ressent une forte influence du blues et du funk dans "Bless those (anciennement "either way" lorsque joué en live)" ou "Taught me". Et même si Vernon Reid part dans de gros solo de guitares démoniaques à la limite du n'importe quoi, la magie Living Colour opère.
C'est certes un album sombre, désabusé, qui possède une énergie efficace, et qui me donne l'envie incontestable de les revoir sur scène, un de meilleurs groupes que je connaisse dans ce domaine.


Informations sur l'album:

  • La Track-list:
    1. Burned Bridges
    2. The Chair
    3. DecaDance
    4. Young Man
    5. Method
    6. Behind the Sun
    7. Bless Those (Little Annie's Prayer)
    8. Hard Times
    9. Taught Me
    10. Out of Mind
    11. Not Tomorrow
    12. Asshole (Hidden track)
  • Line-up:
    • Chant: Corey Glover
    • Guitares: Vernon Reid
    • Basse: Doug Wimbish
    • Batterie: Will Calhoun
  • Informations:
    • Sortie le: 15 septembre 2009
    • Produit par: Living Colour
    • Sur le label: Megaforce
  • Genre: Fusion
  • Site officiel: http://livingcolour.com/
  • Spotify : The chair in the doorway
  • Le meilleur titre: Burning Bridges

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