Grace for drowning de Steven WILSON

Steven WILSON

Grace for drowning Grace for drowning (2011) ma note 

Depuis près de 15 ans, Steve Wilson partage son temps entre Porcupine Tree et ses sides projects: No-Man, Bass Comunion et Blackfield. Ce n'est qu'en 2008 qu'il sortit son premier album solo, sorte de melting-pot de ses différentes expériences musicales. Pour ce nouvel album, c'est également un mélange versatile de ces 3 genres avec cette fois-ci une griffe très jazzy et expérimentale. Comme à son habitude, Steve Wilson entame ses morceaux par des intros assez longues et abstraites, le temps que le soupçon d'une mélodie s'attache à une branche solide pour s'enraciner et former une vraie chanson. Il y a donc parfois quelques longueurs, le style neurasthénique de "No-man" est proche mais Steve Wilson distille ici et là des digressions de free-jazz.

En fait, comme l'indique Steve Wilson lui-même sur son site, les mélodies de "Grace for Drowning" ont été concoctés lors du nettoyage des remasters des premiers King Crimson que Steve Wilson a produit en 2009 et 2010: on retrouve très bien des influences de l'album "Lizard" du roi pourpre, avec ses saxophones fous dansant autour de nappes de claviers indomptables. D'ailleurs, sur le morceau phare de cet album ("Raider II", opus de 23 minutes), on sent à plein nez une reprise du gros coup de saxo suivi de mellotron de la chanson "Indoor Games"; mais aussi toutes ses accélérations de note (clavier, riffs, saxo et clarinette) qui jaillissent ici et là.
L'autre grosse influence est également Hans Zimmer, avec sa B.O. de "Inception", où l'on ressent parfois son atmosphère lourde et pesante et pourtant très aérienne.

Steve Wilson s'est cette fois-ci entouré de musiciens assez jazzy, avec le très turbulent saxophoniste Theo Travis, et le batteur Nic Frances, que je trouve un peu pataud sur pas mal de morceaux. Il y a quelques guests stars de renoms comme Steve Hackett, Tony Levin et quelques membres du King Crimson moderne, avec Trey Gunn et Pas Mastelotto pour le très tunesque morceau Track One".
Au final, malgré les quelques prouesses jazzy auxquels se livrent Steve Wilson, je trouve que ce double album offrent trop de longueurs. Un seul aurait simplement suffit. Des morceaux comme "Grace for Drowning"; "Belle de Jour" ou "Like Dust I Have Cleared from My Eye" auraient été parfaite pour ses autres side-projects.
Bref, cela aurait pû être l'album de l'année. Dommage dommage!

A noter qu'une version Deluxe comprend un CD supplémentaire, comprenant 2 morceaux assez électro, un morceau total free-jazz décoiffant, une ballade bien meilleur que celles présentes sur les 2 premiers CD, et enfin, la démo de 20 minutes de "Raider II"


Informations sur l'album:

  • La Track-list:
    1. Grace for Drowning (2.00)
    2. Sectarian (8.00)
    3. Deform to Form a Star (8.00)
    4. No Part of Me (5.45)
    5. Postcard (4.30)
    6. Raider Prelude (2.30)
    7. Remainder the Black Dog (9.15)
    8. Belle de Jour (3.00)
    9. Index (4.45)
    10. Track One (4.15)
    11. Raider II (23.15)
    12. Like Dust I Have Cleared from My Eye (8.00)
  • Line-up:
    • Chant, Claviers et Guitares: Steven Wilson
    • Guitares: Steve Hackett, Markus Reuter, Mike Outram et Sand Snowman
    • Basse: Tony Levin, Nick Beggs, Trey Gunn
    • Batterie: Nic France, Pat Mastelotto
    • Saxophones: Theo Travis et Ben Castle
  • Informations:
    • Sortie le:  26 septembre 2011
    • Produit par: Steven Wilson
    • Sur le label:  Kscope
  • Genre: Rock Progressif
  • Site officiel: http://www.stevenwilsonhq.com/
  • Spotify : Grace for drowning
  • Le meilleur titre: Raider II
  • Extrait en écoute:

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